Pour les trois quarts des Français la jeunesse d’aujourd’hui est une génération sacrifiée

Que ce soit sur le plan de leurs études, de leur emploi ou de leur vie affective, selon un sondage Odoxa, 75% des jeunes estiment avoir subi des préjudices importants du fait de la crise sanitaire.

Les moins de trente ans en sont convaincus, leurs aînés ne leur donnent pas tort : pour les trois-quarts des Français, la jeunesse d’aujourd’hui est une génération sacrifiée. Elle est à la fois « celle qui est actuellement la plus pénalisée par la crise sanitaire et ses conséquences » (65% le pensent), mais surtout celle « qui sera plus encore à l’avenir pénalisée par les conséquences économiques de cette crise sanitaire » (85%), détaille un sondage Odoxa pour Le Figaro et FranceInfo*. Que ce soit sur le plan de leurs études, de leur emploi ou de leur vie affective, 75% des jeunes estiment avoir subi des préjudices importants du fait de la crise sanitaire.

Sur les réseaux sociaux, «les jeunes qui s’expriment sur l’épidémie de Covid sont souvent désabusés, observe Véronique Reille Soult, directrice générale de Dentsu Consulting. Plus ils sont jeunes, plus le sentiment de passer à côté de leurs « belles années insouciantes » est manifeste». Si on plaint la jeunesse, on lui fait aussi quelques reproches… Un Français sur deux et surtout 69% des plus de 65 ans pensent que « de toutes les générations, c’est la jeunesse qui est la plus responsable de la situation sanitaire actuelle car c’est elle qui a le plus propagé l’épidémie ». Chez les jeunes eux-mêmes, 4 personnes sur 10 partagent ce sévère jugement quant à leur responsabilité.

Si ces jeunes « galèrent » aujourd’hui, l’avenir ne leur semble guère plus rose : 70% des étudiants ont peur de rencontrer des difficultés pour mener à bien leurs études et près d’un jeune actif sur deux (47%) craint de ne pas pouvoir conserver son emploi ou en trouver un. «Le Covid les inquiète à la fois, un peu pour leur propre santé (46% des jeunes et 59% des Français), mais surtout celle de leurs proches (80% des uns comme des autres), commente Gaël Sliman, président d’Odoxa. C’est bien cette conscience du danger représenté par la maladie pour leurs proches qui explique pourquoi les jeunes parviennent encore à tenir et à accepter les contraintes du confinement qui leur sont si pénibles».

Le deuxième confinement ? Alors que les Français ne le vivent finalement pas si mal, 57% des jeunes le jugent difficile à supporter, et tout ou presque leur manque de leur vie d’avant : amis, familles, sorties et vie amoureuse. Auprès des 18-24 ans, la rupture est patente avec le premier confinement, note l’étude: leur lassitude a progressé de 14 points depuis mars dernier. Pour autant, les jeunes, tout comme l’ensemble des Français, pensent que le confinement est une bonne mesure (65%) et qu’il est efficace (60%). Et un jeune sur deux estime même qu’il faudrait encore le prolonger de quinze jours

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